Contre les ventes d'armes et les guerres

Publié le par editionsdechamptin

J’écoutais hier en podcast (France Culture, Les racines du ciel, 12.06.2016), Gabriel Mwènè Okoundji, psychologue clinicien et chargé d’enseignement, déclarer : « l’équilibre du monde repose sur les genoux d’une fourmi »… Il parlait de la conscience que nous devons avoir de toute vie, pour entendre la parole qui manque à la parole. Il est certainement poète. Ce matin, comme les Amis du Collectif : « Pas de salon de l’armement à Paris » je me rendais à Villepinte, au Salon de l’armement qui ouvrait ses portes pour une semaine, pour protester contre les guerres.

 

Quand je quittai la place, dans le RER B, je pus interroger un vendeur d’armes. N’en n’ayant jamais vu, je le regardais avec curiosité et l’interrogeais.

 

—C’est quoi, ce salon ?

—C’est comme tous les salons. Il y a les vendeurs et les acheteurs, des ventes et des achats.

—D’armes ?

—Oui, c’est le plus grand salon de ventes d’armes du monde. Mais tous les pays ne sont pas autorisés à participer.

—Vous, vous êtes vendeur ?

—Oui, et en plus pour Thalès.

—Comment avez-vous été amené à faire ce travail ?

—J’ai fait des études de langues, puis à la fin, naturellement, je cherchais un travail et j’ai entendu parler d’un poste. Je me suis présenté et j’ai été pris. Ben, vous savez, des gens qui travaillent là où ils aimeraient, vous croyez qu’il y en a beaucoup ? Quand je regarde autour de moi, je vois que non.

 

L’homme a quitté le wagon.

 

Publié dans Pacifisme

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