L'auto-édition

Publié le par editionsdechamptin

Le salon du livre d’Henrichemont… Un premier salon du livre s’est déroulé à Henrichemont. Si je parle de ce salon, c’est qu’il m’a donné l’occasion de réfléchir à une question : celle du livre auto-publié.

On dénigre souvent, en France, le livre auto-publié (publié par son auteur). Un éditeur garantirait la qualité littéraire d’un ouvrage. Ah, bon ?

Mais sait-on que de très nombreux titres (et auteurs) au programme du BAC, donc homologués dans notre patrimoine culturel, ont été publiés par leur auteur, faute de mieux, faute aux refus des éditeurs.

Evidemment, la poésie est en première en ligne. Pas seulement. Je pense à Georges Bataille, auto-publié à vingt exemplaires, s’il vous plait… destinés aux amis.

Une excellente potière du public, m’a fait part de sa gêne de découvrir trop de ces auteurs bizarres parmi les rangs. Je lui ai dit qu’il ne fallait attendre le prix de Rome pour vendre une poterie ou une œuvre d’art, et que je ne faisais pas très bien la différence entre un livre et une sculpture contemporaine, par exemple.

L’artiste prend ses risques en s’exposant, et cela ne choque personne (enfin, j’espère)… Mais qu’un malheureux « écrivant » dévoile le fruit de son jardin caché, cela exaspère…

Souvent, on me propose un manuscrit que je ne peux pas éditer car je suis des éditeurs pauvres, minuscules, et dépourvus de moyens de diffusion (et de distribution)… C’est ainsi que j’organise des lectures, pour tâcher de faire connaître « mes livres »… Je conseille alors sans vergogne – quand l’écrivant s’est essuyé assez de refus – : ou d’adresser des textes à des revues, pour tenter de se faire connaître et d’entrer dans « les milieux littéraires »… ou encore de s’autoéditer, voire de monter lui-même une maison d’édition, pour éventuellement rendre ce service, qu’il attend, aux copains.

S’auto-publier, en France, est super courageux. Héroïque, même… Et sincèrement, j’aime ces gens qui se paient le luxe de soutenir leur travail eux-mêmes. Croyez-vous qu’ils ne doutent pas d’eux ? Bien sûr que si ; et c’est pourquoi ils forcent le respect. Ils le font quand même ! Comme des grands. Je les adore.

(En photo, mes voisins et amis...).

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Ci-dessous, un livre que l'on peut trouver dans les librairies : à Bourges à “La Poterne” et au “Point virgule” rue d’Auron. À Gien, à “Maison de la presse” et “Au fil des mots”.

 ou contact : boureuxmich@free.fr

L'auto-édition

Publié dans 2016

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